Historique du Collectif

En janvier 2021, après plus de 10 mois de crise sanitaire, à l’initiative du Collectif culture pour l’enfance et la jeunesse de l’Ain, une « Grosse Réunion » est proposée à un grand nombre de structures culturelles du département de l’Ain. A l’ordre du jour : un état des lieux sur la situation que nous traversons tous et un questionnement sur la possibilité d’inventer des actions pour soutenir le spectacle vivant dans l’Ain. Près de 40 personnes répondent présentes à cette 1ère réunion au Théâtre de Bourg-en-Bresse : représentants de lieux de diffusion (théâtres, SMAC,MJC, CCR…), compagnies de tout secteur artistique, école de pratique artistique.

Dès la seconde réunion, un collectif créé il y a quelques années à l’occasion des mobilisations pour la défense du statut d’intermittent (soit près de 80 artistes et techniciens du département, toute pratique artistique confondue) propose d’élargir l’utilisation de leur liste de discussion à ce nouveau groupe. Nous sommes désormais autour d’une même table pour discuter des revendications.

Le collectif Action Culture Ain compte aujourd’hui 130 membres, représentants de structures de diffusion, de création, de compagnies, artistes et techniciens du spectacles.

Le 13 mars 2021, alors que plus de 15 lieux culturels sont occupés en France à l’appel du Théâtre de l’Odéon, il est décidé de rejoindre ce mouvement national et d’occuper la Tannerie, SMAC de Bourg-en-Bresse.
Depuis ce jour, une trentaine de personnes engagées se relaient pour occuper la Tannerie, animer quotidiennement des réunions publiques, recevoir la presse, rencontrer différents acteurs de la société : élus, représentants de syndicats, public…

En parallèle de ce travail quotidien, des assemblées générales régulières du collectif Action Culture Ain permettent de débattre de la suite donner au mouvement, de préciser les revendications en fonction de l’actualité sanitaire et sociale, d’imaginer et de coordonner de nouvelles actions d’envergure. Elles ont lieu dans différents lieux culturels de Bourg et des environs : Théâtre de Bourg, chez les Quidams à Etrez, Théâtre Artphonème, la Tannerie, CCR Ambronay, Monastère de Brou, MCC…

Les actions menées à l’échelle du collectif :

  • La rédaction d’un texte fondateur des revendications du collectif
  • Sa mise en ligne sous forme de pétition, afin de mobiliser et rendre visible le soutien du public, des élus, des professionnels d’autres secteurs d’activité
  • Une manifestation le 27 février 2021 qui a rassemblé près de 500 personnes aux arrières de Brou à Bourg-en-Bresse pour revendiquer le caractère ESSENTIEL des activités de culture et de spectacle vivant.
  • Une manifestation le 20 mars 2021 sur la Place de la Comédie de Bourg-en-Bresse qui a de nouveau réuni plus de 350 personnes.
  • Des représentations de notre collectif et de ses revendications dans d’autres manifestations : Manifestation le 04 mars à Lyon à l’appel du Collectif 69 pour la triste commémoration des un an de fermeture des salles de plus de 5000 places.
  • Nombreuses interviews et article (l’Humanité, le Progrès , BFM)
  • Participations à différentes manifestations contre la loi de sécurité globale à Bourg en Bresse
  • Participation à la Journée pour les Droits des Femmes à l’initiative de l’UL CGT à Bourg en Bresse
  • Interpellation des élus le 20 mars à Ainterexpo, lors de l’Assemblée Générale du Syndicat Intercommunal de l’Énergie de l’Ain
  • Participation à la manifestation du Droit au logement le samedi 27 mars à Bourg en Bresse
  • Les actions menées au quotidien par les Occupants de la Tannerie :
  • Des réunions publiques quotidiennes pendant un mois. Puis au rythme de 3 par semaine à partir de mi avril: un espace de discussion et de débat sur nos problématiques et de plus en plus une ouverture sur les problématiques d’autres secteurs d’activités en difficulté.
  • Une fois par semaine, thématique de la réunion « spécial jeunes »
  • Des actions artistiques de sensibilisation et de rencontre avec
  • différents publics : à la sortie des lycées, actions dansées dans des supermarchés, …
  • Des rencontres avec des élus qui viennent partager avec nous nos réflexions, propositions…
  • Une fanfare répète chaque semaine, ainsi qu’un groupe vocal : Les Gouailleuses de Bresse
  • édition d’un fanzine par les jeunes, le CDD
  • accueil de groupes, activités qui souhaitent se présenter, par exemple des luthiers
  • reportages vidéos sur les actions, sur le mouvement
  • et bien sûr travail en commissions pour suivre toute cette activité : commission communication extérieure, communication avec les élus, « Comité des fêtes », logistique

L’état des lieux fondateur de nos actions.

Un constat :
Notre secteur d’activité est très impacté par cette crise sanitaire à court et à moyen terme.
A court terme, la fermeture des activités culturelles en lien avec le public fragilise tous les acteurs de la culture : artistes et techniciens, compagnies, lieux de diffusion.

L’incompréhension face aux décisions gouvernementales de prolongation de la fermeture des espaces de culture, est de plus en plus prégnante : sans nier l’impact de la propagation du virus et des conséquences sanitaires collectives, nous avons démontré notre capacité en tant que professionnels à appliquer un protocole sanitaire rigoureux et renforcé, minimisant le risque de contamination.

A moyen terme, il est craint que les budgets attribués à la Culture soient revus à la baisse. Certaines structures se voient remises en question dans leur projet culturel.

Une envie :
Celle de nous réunir pour sortir de notre isolement, continuer à échanger nos idées, retrouver du commun dans nos revendications.

Une nécessité :
La nécessité de nous mobiliser pour rendre visible nos revendications :

  • sensibiliser les élus sur les difficultés que rencontre notre secteur d’activité ;
  • inviter le public à faire entendre son désir de culture
  • partager nos réflexions, échanger avec d’autres acteurs de la
    société très touchés par la crise sanitaire